Paris-DBHB : le « match de la mort »

 

 

Séance de dédicaces au gymnase de Ratel à Fontaine les Dijon mardi soir, après l’entraînement de l’équipe 1.

 

Mathieu Lanfranchi, le pivot du Dijon Bourgogne Handball qui affronte ce jeudi Paris est une des figures de l’équipe. Aujourd’hui le maintien est en jeu. 

Après la défaite à St-Raphaël au Palais des sports (23-28), l’heure est grave au DBHB ?

L’heure sera grave ce jeudi soir si l’on perd à Paris. On y va le couteau entre les dents pour gagner ce match crucial. Il est notre dernière cartouche pour continuer à espérer au maintien. Si l’on gagne, il faudra encore gagner deux autres matchs (ndlr : Toulouse et Nantes), mais si l’on ne gagne pas, ce sera quasiment impossible de se maintenir en D1.


Au vu du calendrier à venir, et des matchs restant à jouer contre Chambéry et Dunkerque par exemple ?

Le DBHB est une équipe qui a l’habitude de se mettre au niveau des équipes qu’elle joue. Quand on joue des équipes dites faibles, on ne joue pas très bien, et quand on joue des équipes plus fortes on ne joue pas trop mal. Mais aujourd’hui, la manière importe peu, il nous faut des points !


Tu t’attendais à une saison aussi difficile ?

Franchement non ! Je pensais qu’on allait se battre pour le maintien, mais pas à ce point là. L’an dernier, il y a 2-3 matchs que l’on a gagné d’un but et cette année on les a perdus. Au final, environ 6 points en moins, et une dernière place au classement, contre une place dans le ventre mou, et un maintien quasi-assuré l’an dernier.

 

Qu’est ce qui a manqué au DBHB cette saison ? Un gardien performant à tous les matchs, de la régularité dans le jeu offensif, des arrières convaincants ?

C’est avant tout un sport d’équipe, on ne peut incriminer personne ! Chacun d’entre nous avons eu nos mauvais jours et connu nos mauvaises passes, du gardien aux arrières en passant par le pivot. Le problème, c’est que l’on n’arrive pas à être bon, tous ensemble en même temps ! Il va pourtant falloir être tous performant à Paris jeudi. C’est le match de la mort…

 

Comment est l’état d’esprit dans l’équipe ?

Ce n’est pas plus difficile que ça, parce que le groupe s’entend très bien. Après, la situation est pesante et on sait que l’on n’a plus le droit à l’erreur. Tout le monde est tendu mais il faut passer par dessus. La peur n’empêche pas le danger – il faut jouer libéré(s) jeudi, car c’est la meilleur façon d’aller gagner à Paris.

 

Mathieu est retenu parmi les meilleurs joueurs de la saison par le comité de sélection pour les trophées du hand 2011, dans la catégorie Pivot (*). Une satisfaction personnelle dans cette saison ?


Ouais… c’est toujours plaisant d’être retenu. Mais ça n’efface pas du tout la saison, qui est en train de s’écouler. Ça sera quelque chose de plaisant si on se maintient en juin.


Entretien réalisé hier à Fontaine au gymnase de Ratel, alors que l’équipe 1 s’entraînait devant des licenciés de Fontaine et de Talant.